J’aime la nature, les arbres et le Ginkgo Biloba en particulier. La feuille de Ginkgo inspire bon nombre de mes tableaux.
La beauté de sa forme et l’histoire incroyable de cet arbre n’y est pas étrangère, comme vous pourrez découvrir ci-dessous 

Le Ginkgo biloba est un arbre sacré d’Orient, un symbole de l’unité des opposés, d’invariabilité, jouissant d’une puissance miraculeuse, porteur d’espoir et d’un passé incommensurable.

Rapporté du Japon  à la fin du 17è siècle par un botaniste allemand, Il a été planté pour la 1ère fois en Europe en Hollande, dans le jardin botanique d’Utrecht en 1730.

En France, le premier pied de Ginkgo a été planté dans le Jardin botanique de Montpellier à la fin du 18è siècle.
En 1795, une bouture prise sur cet arbre est plantée au Jardin des plantes de Paris ; pour l’anecdote, ces deux arbres sont toujours vivants aujourd’hui.

Les feuilles du Ginkgo sont uniques car formées de deux lobes (biloba) qui ressemblent aux ailes d’un papillon.
Comme la quasi-totalité des plantes modernes, elles ne présentent pas de nervure centrale.

En plus d’appartenir à l’espèce d’arbre la plus ancienne qui soit, notre végétal est potentiellement immortel, n’ayant ni parasite naturel, ni maladie qui lui soit associée ! Sa résistance à toute épreuve et sa longévité en ont fait le symbole de la ville de Tokyo.

Parce qu’il est très résistant aussi à la pollution, c’est le Ginkgo vivant que nous retrouvons désormais dans nos villes, où l’on plante essentiellement des arbres mâles. 

Ce n’est pas par machisme mais parce que l’arbre femelle porte des ovules qui dégagent une odeur indésirable lorsqu’ils mûrissent et ils ont l’inconvénient de salir les trottoirs lorsqu’ils tombent…

Sa célébrité est établie dans toute la médecine extrême-orientale.

Là-bas, il est devenu un symbole sacré de longévité et de résistance. Aujourd’hui des recherches montrent son intérêt pour un ensemble de problèmes liés à l’avancée en âge, qu’il s’agisse de problèmes cognitifs (mémoire, concentration, prévention d’Alzheimer)
ou de lutte contre les radicaux libres.

Son espèce est la plus vieille au monde avec ses 200 millions d’années.
Il a résisté avant-hier à l’extinction des dinosaures, comme hier aux miasmes mutagènes d’Hiroshima (août 1945).

À noter également sa grande résistance au feu : dès que la température s’élève, il se gorge d’eau et son écorce se couvre d’un suc ininflammable.

L’arbre n’existe presque plus hors de la culture qui en est faite.
Si l’espèce a été sauvée, c’est grâce aux bouddhistes qui les faisaient pousser autour de leurs temples pour conjurer le feu.

On l’appelle aussi l’arbre aux mille écus, car lorsque ses feuilles blondissent à l’automne, elles évoquent des écus d’or.

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